Le trieur optique de grains et graines détecte les différences visibles de couleur, de forme et d’aspect, puis élimine les éléments non conformes par éjection pneumatique. Il s’utilise pour le blé, le maïs, le riz, le soja, les haricots et différents oléagineux. Les modèles R7 à R12 offrent une capacité nominale de 6 à 24 t/h selon la matière, le taux de défauts et le réglage de tri.
Comment fonctionne un trieur optique de grains ?
Une alimentation régulière répartit les grains en couche mince dans les canaux de tri. Les caméras observent chaque particule pendant son passage et comparent ses caractéristiques au programme sélectionné. Lorsque le système identifie un défaut, l’unité de commande déclenche une buse d’air comprimé au moment précis pour dévier la particule vers la sortie des rejets.
Le réglage peut cibler les grains décolorés, noircis, moisis en surface, cassés ou présentant un contraste visible avec le bon produit. Certaines matières étrangères peuvent aussi être rejetées si leur apparence se distingue clairement. En revanche, un contaminant de couleur et de forme similaires au grain peut échapper au tri optique.
Applications dans le traitement des grains
Blé : retrait des grains décolorés, endommagés ou présentant des défauts visibles avant la mouture.
Maïs : séparation des grains noircis, cassés ou de couleur non conforme avant le dégermage et la transformation.
Riz : élimination des grains tachés, jaunes ou défectueux pour uniformiser le produit.
Soja et oléagineux : tri des graines décolorées et de certaines matières étrangères avant la transformation alimentaire ou l’extraction d’huile.
Haricots et semences : amélioration de l’uniformité visuelle et du classement commercial.
Pourquoi le tri optique intervient en finition
Le trieur optique ne remplace ni le crible, ni l’épierreur gravitaire, ni le séparateur gravitaire. Ces équipements retirent d’abord les impuretés selon leur taille et leur densité. Une matière propre et bien calibrée réduit le nombre d’éjections inutiles et permet aux caméras de mieux distinguer les défauts ciblés.
Dans une ligne complète, le tri optique est donc généralement placé après le nettoyage mécanique et avant le stockage final, le décorticage ou la transformation. La position exacte dépend du produit et de l’objectif de qualité.
Paramètres techniques des modèles R
Paramètre
R7
R8
R10
R12
Unités d’éjection
448
512
640
768
Capacité (t/h)
6–14
7–16
9–20
11–24
Puissance (kW)
3,5
4
5
6
Poids (kg)
1350
1500
1800
2100
Dimensions (mm)
2980×1630×2050
3068×1630×2056
2116×2967×1985
2595×2967×1985
Consommation d’air (L/min)
1800–3600
2200–4000
2400–4500
2700–5000
La capacité dépend de la granulométrie, du taux de rejets et du nombre de passages. Le compresseur, le sécheur d’air et les filtres doivent fournir un air propre, sec et stable dans la plage de consommation du modèle choisi.
Conditions pour maintenir la précision du tri
Stabiliser le débit et répartir les grains uniformément dans les canaux.
Nettoyer régulièrement les vitres, caméras et zones d’éclairage.
Contrôler la pression, la sécheresse et la filtration de l’air comprimé.
Créer et valider un programme de tri pour chaque produit et chaque type de défaut.
Vérifier les fractions acceptée et rejetée par des prélèvements réguliers.
FAQ
1. Un seul réglage convient-il au blé, au maïs et au riz ?
Non. Chaque matière et chaque défaut exigent un programme, une sensibilité et un débit adaptés.
2. Le trieur optique retire-t-il toutes les pierres ?
Non. Il ne rejette que les pierres présentant un contraste optique identifiable. Un épierreur doit assurer la séparation principale.
3. Comment choisir entre R7 et R12 ?
Il faut comparer le débit réel, le taux de défauts, le nombre de passages et la capacité d’air comprimé disponible.
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